Vecteur français de progression

Vecteur français de progression

Vecteur français de progression

BIOAPPLY. La société bénéficie du changement législatif européen et suisse pour se positionner durablement.

TIAGO PIRES

Après la Californie, la fin des sacs à usage unique se dessine en Europe. Le Sénat français s’est proclamé favorablement à la suppression des sacs plastiques à «usage unique» d’ici 2017. Les commerces de taille intermédiaire seront toujours autorisés à distribuer des sacs plastiques à condition qu’ils soient à caractère biodégradable. Cette mesure favorise sensiblement le développement entrepreneurial de BioApply en France. Active dans les emballages et les produits biosourcés, biodégradables et compostables, l’entreprise basée à Gland se concentre depuis 2006 sur la conception des alternatives écologiques au plastique et aux produits à base de pétrole. Sur la base de son expérience, l’entité souhaite pénétrer durablement le marché français grâce à l’ouverture d’une antenne française. Dès lors, Patrick Tran, directeur de la succursale, pourra démarcher des partenaires locaux.

Créateur de BioApply, Frederic Mauch souhaite ainsi répliquer le modèle instauré en Suisse afin de générer une croissance organique rapide. Pendant une décennie, l’entrepreneur, qui a développé une technologie brevetée avec l’EMPA, est entré en contact avec des industriels et les détenteurs de brevets dans l’optique de démarrer la commercialisation de produits compostables. Pour ce faire, une intense analyse de la chaîne de production a été menée. «Nous voulons agir comme des experts en adoptant une vision adaptée aux demandes des consommateurs, souligne-t-il. Sur la base de nos expériences et de notre technologie, nous pouvons enfin amorcer une phase d’évolution.» Avec l’ouverture d’une nouvelle succursale, BioApply envisage de devenir un leader sectoriel sans renier son ancrage suisse. Outre les activités en Allemagne, en Afrique et aux Etats-Unis (notamment en Californie, état pionnier dans la suppression des sacs à usage unique), la société se concentre essentiellement au niveau national où elle enregistre près de 85% de son volume d’affaires. Bénéficiant d’une forte tendance.

Le Parlement a transmis en 2012 au Conseil fédéral une motion de Dominique de Buman visant à interdire les sacs en plastique à usage unique. Actuellement discuté au sein de l’Office fédéral de l’environnement, le projet renforce alors la bonne direction prise par la direction de BioApply, comme en témoigne la liste de 300 clients œuvrant avec la société vaudoise. Parmi ce portefeuille figurent notamment LeShop et Migros-Vaud.

En effet, depuis le 1er novembre 2013, les points de vente du géant retail ne proposent plus de sacs en plastique gratuits mais des sacs biodégradables et compostables. Fabriqués à partir de pommes de terre, ils sont produits par l’entreprise BioApply. La société a réalisé un chiffre d’affaires de 2 millions de francs en 2014. La direction prévoit un volume des ventes

proche du double durant l’année en cours. «Nous favorisons les collaborations avec toutes les entités en Suisse, souligne Frederic Mauch. Nous avons réellement la volonté de devenir un acteur sectoriel important et surtout de favoriser la prise de conscience écologique en la matière.»

Si les sacs compostables demeurent son produit phare, BioApply et Frederic Mauch multiplient les initiatives. L’entreprise accompagne également ses clientsdans leurs projets de recherche et développement d’applications packaging durables innovantes. A Genève, souhaite mettre en place un développement large du composte domestique, une tendance en forte hausse selon le directeur. En parallèle, BioApply est l’un des plus importants partenaire de la société Product DNA active dans la traçabilité texte et dirigée par Robin Cornelius, ex-directeur de Switcher (L’Agefi du 16 février). Plus de 10 millions de sacs BioApply ont ainsi été tracés en 2014.

 

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