Réaction de BioApply face aux derniers articles de presse concernant la future modification de loi sur les sacs plastiques.

Réaction de BioApply face aux derniers articles de presse concernant la future modification de loi sur les sacs plastiques.

 Réaction de BioApply face aux derniers articles de presse concernant la future modification de loi sur les sacs plastiques.

Face aux différents articles apparus récemment dans la presse concernant la future modification de la loi sur les sacs plastiques à usage unique , Frederic Mauch – CEO et fondateur de BioApply, a réagi en donnant des explications sur le sujet:

 

Les réactions des lobbies du plastique soulignent des positions très conservatrices sur le sujet de l’interdiction des sacs. En effet, on y invoque le fait qu’un simple prix minimum résoudra la problématique de la prolifération des sacs, en donnant comme exemple notamment l’initiative d’un grand distributeur vaudois qui aurait baissé ses volumes de sacs par 95%.

De nombreuses villes et régions ont déjà fait l’expérience d’un prix minimum, notamment l’Afrique du Sud, San Francisco, l’Irlande, etc.. Si ces mesures sont efficaces dans un premier temps, elles s’estompent avec le temps, les consommateurs ne sont plus sensibilisés et acceptent psychologiquement de payer 5 ou 10 centimes.

 

On notera que la Californie et la France viennent de voter l’interdiction des sacs usagés uniques. Ils vont plus loin, et proposent les sacs compostables comme alternative, vendus à un prix de 10cts en Californie. C’est bien cette approche qui a été adoptée par un grand distributeur vaudois. Celle-ci permet non seulement de fortement réduire le volume de sacs, mais surtout de s’inscrire comme une démarche efficace dans la durée. En effet, les consommateurs restent sensibilisés, et obtiennent la possibilité de pouvoir composter leurs déchets alimentaires après avoir effectué leurs achats. En outre, plus nous trions nos déchets verts, moins nous utilisons de sacs-poubelle taxés.

 

Les lobbies du plastique et de la grande distribution invoquent notamment le peu d’intérêt environnemental des sacs compostables qui ressortirait d’une étude comparative de l’EMPA. Pourtant, le sac compostable offre l’avantage du double usage: Je fais mes courses puis je collecte et compost mes déchets verts. Ce double usage lui permet de radicalement se différencier du sac plastique dans une analyse de cycle de vie.

Par ailleurs, ce sac est un réel service pour le consommateur qui obtient un moyen de trier efficacement ces déchets à un prix ultra compétitif. Les compostières se réjouissent ensuite d’avoir une plus grande quantité et une meilleure qualité de compost, et de surtout pouvoir constater la réduction de sacs plastiques polluants.

 

Frederic Mauch, BioApply