Des sacs biosourcés pour emballer les fruits et légumes à partir de 2017

Des sacs biosourcés pour emballer les fruits et légumes à partir de 2017

Des sacs biosourcés pour emballer les fruits et légumes à partir de 2017

Le remplacement des sacs plastiques d’emballage alimentaire par des sacs biosourcés et compostables ouvre de nouveaux débouchés à la biomasse agricole.

À partir du 1er juillet, les consommateurs devront penser à emporter leur cabas ou sac réutilisable pour faire leurs courses ! Un décret d’application de la loi sur la transition énergétique, paru au Journal officiel ce 31 mars 2016, interdit en effet la distribution en caisse de sacs plastiques à usage unique, à titre onéreux ou gratuit (une épaisseur seuil de cinquante microns a été définie pour qualifier un sac de réutilisable).

Le même décret prévoit qu’à compter du 1er janvier 2017, les sacs destinés à emballer les denrées alimentaires, notamment les fruits et légumes, devront être biosourcés et compostables en compostage domestique. Loin d’être 100 % végétaux, ces sacs devront contenir un certain pourcentage de matière biosourcée : c’est-à-dire généralement de l’amidon de pomme de terre, de maïs ou de blé. Ils devront intégrer un minimum de 30 % de matière biosourcée dès 2017, 40 % à partir du 1er janvier 2018, puis 50 % en 2020 et 60 % en 2025.

Alors que quelque 2 000 t de bioplastiques sont aujourd’hui produits annuellement en France, ce chiffre devrait grimper à 35 000 t dès l’an prochain. Le gouvernement et les entreprises impliquées promettent la création de 3 000 emplois directs et indirects. Pour la production agricole, l’impact devrait cependant rester limité.

12 000 t d’amidon à fournir en 2017

Il faudra, dès 2017, fournir quelque 12 000 t d’amidon, et davantage les années suivantes pour accompagner la hausse du pourcentage de matière biosourcée dans les plastiques.

Christophe Doukhi-De Boissoudy, président du club Bioplastiques, prévient même que « ce que vont utiliser les bioplastiques est minime à côté de ce qu’utilise aujourd’hui l’industrie du papier ». Mais il souligne que l’amidon n’est pas la seule matière première utilisée pour la fabrication de plastiques. « Il y a des travaux de développement sur les huiles, par exemple de tournesol, mais aussi sur le sucre, notamment de betterave. »

Source : La France Agricole