Des sachets biodégradables chez Migros Vaud

Des sachets biodégradables chez Migros Vaud

Des sachets biodégradables chez Migros Vaud

Dès le 1er novembre, Migros Vaud remplacera les sachets en plastique aux caisses par des modèles biodégradables.

A eux seuls, Migros et Coop distribueraient 240 millions de sachets en plastique à usage unique chaque année. Aussi fins soient-ils, ces petits sacs participent à une pollution inutile. Dès le 1er novembre, Migros Vaud a décidé de les remplacer aux caisses par des modèles biodégradables et compostables. Fabriqués par BioApply à Gland (VD), ils utiliseront la pomme de terre  – non destinée à la consommation  – comme principale matière première.

Biodégradables, mais payants

D’autres enseignes ont déjà pris des mesures radicales contre les sachets en plastique. C’est le cas de Lidl et d’Aldi qui ne les distribuent pas aux caisses ainsi que de Migros Genève notamment. Migros Vaud a préféré une solution plus douce, comme l’explique sa porte-parole, Evelyne Emeri: «Nous voulons laisser une alternative et un choix à notre clientèle.»

Contrairement à ceux qu’ils remplacent, ces sachets biodégradables seront payants (5 ct.). Selon Evelyne Emeri, les 5 ct. correspondent à leur prix de revient: «Ils sont environ dix fois plus coûteux qu’un modèle équivalent en plastique. L’idée est également d’habituer la clientèle à venir au magasin déjà munie de ses propres cabas ou sacs et, ainsi de cesser le principe de l’usage “one shot”.» Aux fruits et légumes, le plastique et la gratuité seront toujours de mise.

En voie de disparition

Pas innocente, cette mesure vise à anticiper de récentes décisions politiques. En décembre 2012, les deux chambres fédérales ont accepté la motion du conseiller national Dominique de Buman (PDC/FR) intitulée «Halte à la pollution des sacs plastiques». Bien que cette décision implique un changement d’ordonnance mineur, l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) indique que cette interdiction devrait entrer en vigueur début 2015 seulement «si tout se passe bien».

A l’image de Denner, toutes les enseignes n’ont pas encore défini de stratégie face à cette nouvelle donne. Coop dit réfléchir à une solution de substitution pratique pour ses clients. A l’échelle nationale, Migros travaille sur une alternative respectueuse de l’environnement tout en laissant la liberté à ses coopératives d’agir individuellement. Manor dit suivre le dossier «qui laisse cependant certaines questions et définitions ouvertes».

Yves-Noël Grin

 

Article complet sur: http://www.toutcomptefait.ch/recherche.php?offset=0&id=918115&type=actu_online&keywords=bioapply

 

tout compte fait