BioApply, leader du sac biodégradable

BioApply, leader du sac biodégradable

BioApply, leader du sac biodégradable

Développer et commercialiser des produits d’origine végétale, compostables, biodégradables, réutilisables et produits à moins de 1000 km à la ronde, tel est le pari de BioApply.

Par Cécile Aubert

Le sac et l’emballage. Voici les produits phares de la société BioApply, fondée en 2006 à Genève. Mais pas n’importe quel sac. Celui que propose BioApply est 100% écologique. «Un sac n’est pas seulement un objet utilitaire, c’est aussi un vecteur de communication, explique Frédéric Mauch, le fondateur de BioApply. A nos débuts, il y a trois ans, ce n’était pas facile, je dirais même que c’était de la science-fiction, car les produits bio étaient trois fois plus chers. Il nous a donc fallu développer une valeur ajoutée au produit. En faire un outil de sensibilisation, de marketing durable. Prouver que ce n’est pas un banal sac en plastique mais un vecteur de communication !» Un des moyens qu’a trouvé BioApply, c’est de permettre au client de créer son sac online. «Il suffit de choisir un type de sac, de mettre votre logo ou une image et votre sac personnalisé est prêt. Nous sommes les seuls à proposer ce service.»

www.bioapply.com

«Les entreprises actuelles n’intègrent pas encore systématiquement la valeur écologique, précise Michel Pikhanov, le directeur des ventes de la société. Nos sacs représentent une action concrète pour l’environnement, un moyen de véhiculer une certaine conscience écologique et d’associer l’image d’une entreprise à un produit durable. Car le premier produit de contact reste le sac. Il a un fort impact médiatique.» Surtout que le sac souffre d’idées reçues. Par exemple, la plupart des gens pense que le sac en papier est écolo alors que son bilan écologique de fabrication est encore moins bon que celui du sac plastique.

Développement durable. C’est le leitmotiv qui accompagne toutes les étapes de la fabrication d’un produit BioApply, que ce soit la matière première, l’encre d’impression ou les moyens d’acheminement. Et c’est un concept qui séduit de plus en plus. «Depuis le début de l’année, les ventes s’envolent et le chiffre d’affaires aussi, explique Michel Pikhanov. Les mentalités changent, certaines lois aussi, qui interdisent les sacs en plastique. Les nôtres ont des labels officiels de compost et se dégradent en 12 semaines. On peut donc y placer son compost. Ou alors y garder pain ou fruits et légumes, car la matière permet aux aliments de respirer.»

Marketing et technologie
Qu’est-ce qui a motivé le fondateur de BioApply à se lancer dans cette voie ? «Après avoir travaillé dans le marketing pour Mercedes, j’ai ouvert ma propre entreprise d’accessoires, raconte Frédéric Mauch. Nous faisions fabriquer nos produits en Chine et en Asie du Sud-est et je me suis rendu compte de l’énorme impact sur le développement de la fabrication de produits de grande consommation. Le coût écologique de l’exportation entre l’acheminement et les matériaux toxiques de fabrication est immense. J’ai donc décidé d’ouvrir un nouveau business dédié à des produits durables.»

BioApply, c’est un volet commercial, avec la distribution des produits biodégradables mais c’est aussi un volet Recherche et Développement. «Nous développons nos propres technologies et améliorons la matière première de nos produits. En trois ans, il y a eu beaucoup de progrès liés à l’impact écologique des matières. Notre produit est évolutif. Nous sommes en relation avec des partenaires industriels à Genève et des chercheurs à Saint Gall pour créer et lancer un nouveau produit prochainement», précise Frédéric Mauch.

C’est d’ailleurs pour ce volet processus d’industrialisation que BioApply a reçu l’appui de platinn, afin d’assurer la transition entre société marketing et production industrielle et technologique. Pour le volet technique de conversion de déchets agricoles en emballages, la société bénéficie depuis 2 ans d’un coaching CTI. «Ce qui nous intéresse, outre notre business actuel, c’est de préparer l’avenir grâce à des innovations et à une valeur ajoutée apportée à nos produits pour les rendre encore plus compétitifs», conclut le fondateur de BioApply.

L’avis du client
Joëlle Mainguet-Suares est directrice marketing du magazine Femina. «J’ai contacté BioApply quand nous avons lancé un concours lecteurs lié à la thématique 2009 du magazine et de ses partenaires: le développement durable. L’idée était de créer un événement autour du sac biodégradable. Et c’était aux lecteurs de dessiner le look du sac. La collaboration avec BioApply dans notre opération de street marketing a vraiment été parfaite, intelligente et sympathique. Nous avons distribué ces sacs dans la rue à Lausanne et Genève, sur des marchés, pendant le Festival de la Terre dont nous étions partenaires. L’idée était de donner les sacs, pas de les vendre. Et de discuter avec les gens sur la notion de sac biodégradable.

BioApply a bien compris notre volonté d’aller au-delà de la simple production d’un sac biodégradable. Ces sacs ont connu un franc succès. Nous les utilisons d’ailleurs encore dans nos événements ou dans des salons. Et nous avons aussi des stylos biodégradables produits par BioApply. Pour moi, c’est une société modèle, Frédéric et Michel connaissent parfaitement le sujet, ce ne sont pas seulement des producteurs, mais des spécialistes. Ils sont incollables sur les produits biodégradables et en particulier les sacs. BioApply est une référence. Et pour nous, c’est important de soutenir les petites entreprises locales.»

Cap sur le Moyen-Orient
Les clients de BioApply forment un panel varié qui va d’Alinghi aux artisans-boulangers genevois en passant par Switcher, la Loterie romande, Ringier, la Tribune de Genève ou les pharmacies Capitole. Et la société n’entend pas en rester là puisque, après l’Italie et l’Allemagne, elle veut élargir son horizon et lorgne du côté du Moyen-Orient. «Dans les Emirats, on consomme un milliard de sacs par an. Et il n’y a pas d’incinérateurs, tout est enseveli dans le désert. Vous imaginez l’impact écologique», informe Frédéric Mauch. Et le marché y est plutôt prometteur, puisque une loi interdisant les sacs en plastique vient de passer en juin dernier.

BioApply fait partie des sociétés invitées à participer à la délégation genevoise aux Emirats, menée par le Conseiller d’Etat Pierre-François Unger en charge de l’Economie. Et elle a produit le sac du congrès sur le recyclage Middle East Waste Summit à Dubaï en mai dernier.

BioApply vise aussi le marché de l’éco-cité Masdar City que l’Emirat d’Abu Dhabi a prévu de fonder. «Le potentiel du marché moyen-oriental est réel. A Dubaï ou Abu Dhabi, les infrastructures de gestion de déchets sont totalement insuffisantes et les solutions durables ont la cote. Et l’ambassade suisse est très active sur place, déclare Frédéric Mauch. L’OPI (l’Office de Promotion des Industries et des Technologies, qui est aussi l’antenne genevoise de platinn; ndlr) est en contact étroit avec ce qui se fait là-bas. La Suisse jouit d’une bonne image; c’est donc vraiment intéressant pour nous. Nous avons également un agent exclusif à Dubaï qui importe nos produits.»

(voir aussi focus no 87 novembre 2007)

Pour en savoir plus…
BioApply
33, Avenue du Mont Blanc
CH-1196 Gland
Tél +41 (0)22 311 88 11
Fax +41 (0)22 311 88 92
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www.BioApply.com

 

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