Le sac plastique, le serial killer des mers

Le sac plastique, le serial killer des mers

Le sac plastique, le serial killer des mers

Il tuerait chaque année environ un million d’oiseaux et 100 000 tortues marines: le sac plastique est un fléau pour les océans.

 

Non, ce n'est pas une méduse, mais les tortues et les dauphins ne le savent pas...

 

Cause de la mort : ingestion de plastique. Lorsqu’ils sont autopsiés, tortues, dauphins, baleines, rorquals, otaries, albatros, pélicans, témoignent que la mer est la poubelle des hommes. Les animaux marins paient le prix fort de la pollution humaine.

Un rapport de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) a recensé près de 700 espèces affectées par ce fléau.

Dans les estomacs, des débris de plastique

En Australie, l’autopsie d’un rorqual de Bryde a récemment permis d’extirper 6m2 de plastique de ses intestins. De nombreux biologistes marins racontent que dans près de 50% des cas, l’analyse du contenu des estomacs des animaux ou des oiseaux montrent la présence de débris de plastique.

Tortues et dauphins confondent les sacs plastiques qui flottent avec des méduses dont ils font leur repas. Ces sacs non digérés emprisonnent les intestins de ces animaux qui ont besoin de remonter en surface pour respirer. Quand l’empilement de sacs est trop important, ils suffoquent.

Lente dégradation

Récemment, une étude a montré que par 4 500 mètres de fond, on trouvait des débris de plastique. Ces déchets seront dégradés dans 100 à… 400 ans, voire plus, selon sa qualité : “Le plastique est une matière récente, rappelle François Galgani, chercheur à l’Ifremer, nous n’avons pas de recul”. Par comparaison, la durée d’utilisation d’un sac à usage unique est de vingt minutes…

Là-bas, il n’a pas le droit de cité…

En 2003, Coles Bay, petite île de Tasmanie, en Australie, fut la première ville au monde à interdire les sacs plastiques, pour préserver les baleines à bosse passant au large. En 2011, l’Italie en a officiellement banni l’usage. Plusieurs pays ont pris des mesures d’interdiction : Hawaï, Chine, Afrique du Sud, Kenya, Bangladesh, Mali, Mauritanie, Tanzanie, Uganda, les Galápagos, et la Californie. Le Rwanda confisque ceux trouvés dans les valises à l’arrivée des vols internationaux. Dix-neuf villes européennes se sont déjà engagées vers une interdiction, parmi lesquelles Hambourg en Allemagne, Etterbeek en Belgique. Mais aussi, en France, à Nantes, Grenoble et Pessac. Peut mieux faire.

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